Inrap

Archéologie en outre-mer

Je m’appelle Thierry Cornec, pour ce « Day of Archaeology », je souhaite partager les particularités de mon travail de Directeur adjoint scientifique et technique (Dast) des départements d’outre-mer (Dom) au sein de l’Inrap.

Aéroport Félix Eboué, Cayenne. Point névralgique de l’activité du Dast Dom. Une fois par mois, lieu de passage obligé pour retrouver mes collègues en Guadeloupe et en Martinique, rencontrer des partenaires, des aménageurs, des universitaires ou pour rallier mon bureau au centre de recherches archéologiques de Guyane où je travaille avec une dizaine d’agents.
Depuis 2012, cette aire géographique déjà vaste (comme un trajet régulier entre Paris et Stockholm, l’équivalent d’un Cayenne-Pointe-à-Pitre) s’étend jusqu’à La Réunion et à Mayotte.

Mes horloges !

Mes horloges !

La fonction implique aussi de suivre nos différentes opérations de terrain sur tous ces territoires dispersés et, non des moindres particularités, organiser ce travail en collaboration avec les quatre services de l’archéologie ( !), gestionnaires des territoires où l’Inrap intervient dans les Dom ! L’avenir pourrait aussi voir ce territoire s’agrandir à Saint-Pierre-et-Miquelon et aux Terres Australes et Antarctiques Françaises (comme un grand écart climatique !).
Autre particularité, je dois jongler avec tous les décalages horaires que nous avons depuis la Guyane avec les autres régions, 1 heure, 4 heures, 5 heures, 6 heures, 7 heures ou 8 heures….selon les territoires et les saisons. Mon ordinateur et mes téléphones sont agrémentés d’une série d’horloges afin que je puisse m’y retrouver.

Le centre de recherches archéologiques Inrap à Cayenne © Inrap

Le centre de recherches archéologiques Inrap à Cayenne © Inrap

Heureusement que mes interlocuteurs savent où je travaille. Cela m’évite d’être contacté à des heures indues.
La technologie peut aussi parfois venir en aide, les courriels ne rendent pas compte du décalage horaire et la visioconférence, elle, ne connait pas les distances. Mais depuis 5 ans que j’occupe ce poste à Cayenne, ces inconvénients, mineurs finalement quand on a appris à travailler dans ce contexte, sont les plus faciles à surmonter. Les journées sont parfois un peu plus longues vu de Guyane : en heure locale, les collègues de Métropole commence à travailler vers 3 h du matin et ceux des Antilles finissent la leur vers 19 h  (sans parler de l’Océan Indien, qui s’endort plus ou moins quand je me lève). Ici, il est aisé de commencer ses journées tôt, entre 6 h et 7 h pour profiter des fraîcheurs matinales… et des routes encore peu encombrées !

L’essentiel de mon travail consiste à programmer les opérations de diagnostics et de fouilles. Pour cela, je travaille avec un assistant technique, une chargée d’administration et une assistante opérationnelle. Nous donnons corps, ensemble, à la programmation des opérations, pour lesquelles sont désignés des responsables d’opérations, eux aussi grands habitués des aéroports. Et quelles opérations ? Encore des particularités locales qu’il s’agisse de la chronologie, des cultures ou des vestiges…

Dans l’ensemble des DOM, la chronologie est marquée par la date de l’arrivée des colons qui bouleverse bien évidemment toutes les cultures antérieures. L’archéologie documente souvent  cette période de façon plus précise que ne peuvent le faire l’histoire ou les chroniques des XVIIe et XVIIIe siècles.

Habitation Sigy, XVIIIe, Le Vauclin, Martinique © Inrap

Habitation Sigy, XVIIIe, Le Vauclin, Martinique © Inrap

Et si cette arrivée n’est pas la même sur l’ensemble des territoires, que dire des périodes antérieures ! Les chronologies ne sont pas encore abouties, diffèrent d’une zone à l’autre et sont sujettes à discussion.

Diagnostic, installations amérindiennes sur un cordon de la plaine littorale, Kourou, Guyane. © Sandrine Delpech, Inrap

Diagnostic, installations amérindiennes sur un cordon de la plaine littorale, Kourou, Guyane. © Sandrine Delpech, Inrap

Et évidement dans l’Océan indien le contexte est différent, pas d’installation connue à La Réunion avant l’arrivée des colons et on constate une présence musulmane à Mayotte depuis le IXe.

Mosquée de Tsingoni, XVIe, Mayotte © Inrap

Mosquée de Tsingoni, XVIe, Mayotte © Inrap

Mon travail consiste également à accompagner mes collègues archéologues dans des partenariats avec des centres d’expertises locaux, universitaires ou unités de recherche. Je suis aussi chargé, avec l’appui du siège de l’Inrap à Paris,  de ma hiérarchie directe à Bègles, et en collaboration avec mes collègues locaux, du suivi des travaux de terrain, de la mise en place des phases d’études pour la remise des rapports et de l’accompagnement des projets de recherches.
La valorisation occupe aussi une grande partie de mon travail. Qu’il s’agisse de faire valoir notre savoir-faire auprès de la communauté scientifique ou de sensibiliser le grand public.

Colloque de l'AIAC, Sint Maarten, 2015 © Inrap

Colloque de l’AIAC, Sint Maarten, 2015 © Inrap

En collaboration avec la chargée de la valorisation culturelle, nous travaillons sur des outils pédagogiques afin de diffuser nos résultats vers les Antillais, Guyanais et Réunionnais, pour qui notre discipline est encore nouvelle : autant de conférences pour expliquer nos métiers et nos résultats, autant de nouvelles frises chronologiques pour chaque région à créer, autant d’expositions à inaugurer, autant de visites de chantier à organiser.

Comment ne pas apprécier, aussi, car c’est important, un cadre de travail tel que les tropiques ? Même si les fouilles dans ces lieux exotiques ne sont pas toujours les plus confortables – chaleurs intenses, taux d’humidité records, cocotiers dangereux :-), la pratique de l’archéologie reste source de beaucoup de satisfaction, scientifique et humaine, où l’inédit domine toujours la routine.

Fouille de la plage des Raisins Clairs, en Guadeloupe © François Decluzet, Inrap

Fouille de la plage des Raisins Clairs, en Guadeloupe © François Decluzet, Inrap

Une journée de Dast dans les Dom? Une journée identique à celle d’un collègue de métropole. À cela près que je travaille sur d’autres continents, d’autres cultures… Tout ce qui fait le sel du métier est ici profondément différent et exaltant.

 

Thierry Cornec

Archéologie d’un village de Touraine

Bonjour ! Nous sommes Jean-Philippe Chimier et Nicolas Fouillet, tous deux archéologues à l’Inrap et membres permanents du Laboratoire Archéologie et Territoires de l’UMR 7324 Citeres (université de Tours). C’est à ce double titre que nous dirigeons un programme de recherche sur le village d’Esvres (Centre – Val-de-Loire, France). Ces recherches ont pour objectif l’étude du village dans « la longue durée », des premières occupations du site à la période gauloise à aujourd’hui. La particularité de ces travaux est de mêler archéologie préventive et archéologie programmée. Ces dernières sont constituées de prospections au sol, de sondages archéologiques, d’études de documents d’archives, d’inventaire du patrimoine bâti et d’une enquête documentaire. Au total, ce sont près de 50 chercheurs qui ont travaillé sur le programme depuis sa mise en place en 2011.

Esvres, le centre-bourg © Jean-Philippe Chimier, Inrap, 2012

Esvres, le centre-bourg © Jean-Philippe Chimier, Inrap, 2012

L’étude du village dans sa globalité a nécessité une immersion au sein de la communauté, qu’ils s’agissent des élus, des agents communaux et bien-sûr de ses habitants. C’est aux Esvriens, sans qui nous n’aurions pas pu écrire cette page d’histoire, que l’équipe archéologique souhaite rendre hommage à l’occasion de ce « Day of Archaeology ».

Les habitats et les habitants.

Une partie des opérations programmées correspond à la réalisation de sondages manuels ou d’observations architecturales chez les particuliers. Nous avons globalement été accueillis avec bienveillance, mais gagner la confiance des habitants est un travail qui s’est construit doucement, au fur et à mesure des campagnes de terrain. Il nous a fallu constituer un réseau à partir des quelques contacts que nous avions initialement.

Surveillance de travaux au chevet de l’église et visite spontanée des riverains. © Jean-Philippe Chimier, Inrap

Surveillance de travaux au chevet de l’église et visite spontanée des riverains. © Jean-Philippe Chimier, Inrap

Sondage chez un particulier, et dans le cimetière gallo-romain ! © Jean-Philippe Chimier, Inrap

Sondage chez un particulier, et dans le cimetière gallo-romain ! © Jean-Philippe Chimier, Inrap

Relevé d’une cave au scanner 3D © Jean-Philippe Chimier, Inrap

Relevé d’une cave au scanner 3D © Jean-Philippe Chimier, Inrap

C’est la municipalité qui a apporté les premières clefs en organisant en 2009 une exposition sur les premières fouilles préventives. Depuis lors, nous avons travaillé en collaboration avec les différents services : la culture bien sûr, mais aussi l’urbanisme, les services techniques et la police municipale. Esvres possède aussi un réseau associatif actif et dense qui a permis de nous faire connaître. Nous avons rencontré les membres d’associations diverses (randonnée, parents d’élèves, conseil économique de la paroisse…), mais c’est surtout grâce à l’association locale pour la défense du patrimoine (ASPE) que nous avons pu entrer en contact avec des particuliers motivés et intéressés qui nous ont donné accès à leur propriété.
Il nous a aussi fallu rencontrer les habitants par nous-mêmes, en expliquant au cas par cas ‑ et au porte à porte ! ‑ la nature et les objectifs de nos travaux. Malgré nos appréhensions, nous avons rarement été déçus et en tous cas jamais mal reçus !
La réalisation de prospections pédestres sur des terres agricoles a nécessité de pousser la porte des fermes pour avoir l’autorisation d’accéder aux champs. Par l’intermédiaire des viticulteurs d’Esvres qui nous ont  accueillis chaleureusement, nous avons pu facilement collaborer avec les autres agriculteurs.

Prospections pédestres au milieu des vignes avec des stagiaires de l’université de Tours. © Jean-Philippe Chimier, Inrap

Prospections pédestres au milieu des vignes avec des stagiaires de l’université de Tours. © Jean-Philippe Chimier, Inrap

Les sondages archéologiques manuels, aussi limités soient-ils (jusqu’à 3 m²), ont révélé l’extension d’un habitat gaulois et antique et ont permis d’explorer les occupations médiévales du village. L’étude des bâtiments du bourg a mis en évidence une série de maisons anciennes, dont certaines dateraient de la fin Moyen Âge (vers 1500). Elles sont souvent dissimulées au milieu de constructions plus récentes et nous avons quelquefois eu de bonnes surprises, au détour d’une trappe oubliée.

Rendre aux Esvriens ce qui appartient aux Esvriens

Même si à notre sens, restituer à tous le résultat de nos études doit être la finalité de toute recherche archéologique, c’est encore plus vrai dans le cadre de ce programme. Depuis le début nous avons tenu à informer les Esvriens de l’avancée de nos travaux. Chaque mois de septembre, lors de Journées européennes du Patrimoine, l’équipe propose plusieurs interventions. Une d’elles est toujours consacrée au bilan des travaux de terrain de l’année en cours et au moins une autre communication présente un thème ou une période particulière. En juin, lors de Journées nationales de l’Archéologie (JNA), nous évoquons l’histoire et l’archéologie d’Esvres lors d’une « archéo-balade », une sorte de visite-conférence du village qui remporte toujours un franc succès malgré un nombre de places limitées. En 2014, toujours lors des JNA, une rencontre a été organisée avec les chercheurs de l’équipe qui ont présenté leurs travaux. Ouverte à tous le samedi, elle était réservée aux enfants des écoles la veille et, on l’espère, aura permis de créer de nombreuses vocations…

« Archéo-balade » durant les Journées nationales de l’Archéologie 2013. © Laurent Petit, Inrap, 2013

« Archéo-balade » durant les Journées nationales de l’Archéologie 2013. © Laurent Petit, Inrap, 2013

Les Journées nationales de l’Archéologie 2016, rencontre avec les villageois. © Denis Godignon, Inrap

Les Journées nationales de l’Archéologie 2016, rencontre avec les villageois. © Denis Godignon, Inrap

Les Journées nationales de l’Archéologie 2016, initiation à la céramologie. © Nicolas Fouillet, Inrap

Les Journées nationales de l’Archéologie 2016, initiation à la céramologie. © Nicolas Fouillet, Inrap

2016 constitue la fin du programme de terrain mais pas la fin de nos recherches sur Esvres, il reste encore à réaliser la synthèse de toute cette documentation. De retour en laboratoire, comment valoriser nos travaux à venir ? Sans doute via internet qui permettra de garder un contact à distance avec nos interlocuteurs du terrain (vous en êtes peut-être la preuve en lisant ces lignes !) et de s’ouvrir à d’autres lecteurs, Esvriens ou non.

Jean-Philippe Chimier et Nicolas Fouillet, Inrap / UMR 7324 Citeres-LAT

 

Relevés topographiques en Île-de-France

Bonjour, je suis Pascal Raymond, topographe à l’Inrap . Pour ce « Day of archaeology », je souhaite vous partager un peu de mon quotidien en vous relatant une de mes journées de travail.

Mardi 26 juillet 2016, départ 6 h 30 pour une journée de relevé topographique sur deux opérations de fouille en Seine-et-Marne. Je remplace deux collègues partis en congé en juillet.
J’interviens d’abord sur un site situé dans la commune de Mouroux, qui présente une concentration d’enclos funéraires de la fin de l’âge du Fer. Cette opération commencée début juin se termine à la fin de la semaine. En fin de chantier le temps est précieux. On discute de la stratégie d’enregistrement avec l’équipe en concluant qu’une grande coupe et certaines structures seront relevées par photogrammétrie.

Le chantier est très propre, pas de tas de terre volumineux, pas de circulation d’engins, je peux donc positionner le théodolite au milieu du décapage. Le résultat de la mise en station est correct. La responsable de l’opération commence à arpenter le terrain.
On implante alors des axes horizontaux, on lève les points d’axe de coupe et des points de calage pour des relevés par photogrammétrie.

Vue du décapage et des enclos funéraires de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

Vue du décapage et des enclos funéraires de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

10 h, c’est la pause café. Le soleil commence à chauffer. L’équipe se regroupe autour des thermos pour refaire le monde. On râle, on plaisante beaucoup et on parle aussi des vacances. Après cette pause, le soleil est assez haut et quelques petits nuages permettent les prises de vue.

En fin de matinée, les relevés sont terminés, direction le chantier à Lagny-sur-Marne.
La fouille a commencé début juillet. C’est un site urbain, médiéval et moderne. Je retrouve mes collègues vers midi et demi. J’avale un jambon-beurre vite fait et visite le chantier pour organiser le travail. Mon intervention doit permettre d’enregistrer le premier niveau de décapage. La responsable d’opération souhaite obtenir une ortho-photo et un modèle numérique de terrain pour travailler sur SIG. La zone à relever par photogrammétrie occupe 1500 m². Je place des points de calage pendant que l’équipe débâche les niveaux de sol qui avaient été protégés. Le terrain est propre et riche en informations. Je fais 350 photos avec un fort taux de recouvrement pour la photogrammétrie. Après vérification des données recueillies, on programme les futures interventions et je rentre au bureau.

Vue du secteur 1 du site des tanneurs à Lagny-sur-Marne © Pascal Raymond, Inrap

Vue du secteur 1 du site des tanneurs à Lagny-sur-Marne © Pascal Raymond, Inrap

Arrivé au centre archéologique de La Courneuve vers 14h30, je lance la correction des données GPS. J’importe les points topographiques et classe les photos prises sur les deux chantiers. Je lance trois calculs photogrammétriques du chantier de Mouroux et celui, plus large, de Lagny. L’ordinateur est alors totalement pris pour ces opérations.

Traitement numérique de l’ortho-image du décapage de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

Traitement numérique de l’ortho-image du décapage de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

En attendant les premiers résultats, j’aide mon collègue de bureau à modifier un cerf-volant pour qu’il rentre dans une valise.  Il doit partir la semaine prochaine en mission de prospection en Guyane et aura besoin de faire des photos aériennes. Après ce petit bricolage, l’ordinateur est toujours occupé. Je finis alors cette journée en nettoyant le moulage d’une sépulture réalisé pour le musée Carnavalet.

Mon bureau et moi © Inrap

Mon bureau et moi © Inrap

La journée fut bien remplie. Je repars avec trois jours de traitement des données. J’ai parcouru 250 km, ce qui ne veut pas dire grand-chose en Île-de-France puisqu’on compte plutôt en temps de bouchons. Mais là, c’est l’été, alors c’était une bonne journée.

Pascal Raymond

Archéologue, mais pas que…

Je suis, depuis 2014, agent permanent de l’Inrap où j’exerce en tant qu‘archéologue. J’interviens plus particulièrement dans le cadre d’opérations abordant la période romaine en raison de ma formation universitaire.
Pour ce “Day of Archaeology”, je souhaiterais partager avec vous ma vision du métier d’archéologue et de son rôle dans la promotion de l’archéologie. Au fil de mon expérience, j’ai constaté que l’actualité archéologique pouvait tarder à être diffusée auprès du public en raison de la chaîne opératoire imposée par le métier.

De la recherche à la valorisation
J’ai commencé à y réfléchir à l’occasion de ma formation de guide-animatrice ; je me suis rendue compte qu’il était parfois difficile de rassembler l’information issue des fouilles et de la diffuser rapidement. Cette réflexion m’a amené à fonder l’association “Alter Ego Rennes“, dédiée à la promotion de l’archéologie à l’université. Au sein de cette association que je préside, nous créons des expositions, nous programmons des cycles de conférences et des ateliers pédagogiques, nous apportons notre soutien aux projets des étudiants et nous organisons des journées à thèmes autour de l’archéologie ainsi que des chantiers de fouilles au Maroc.
Mon travail à l’Inrap a donné tout son sens à la notion de diffusion de l’information archéologique. En effet, dès que l’on m’en a donné l’occasion, je me suis impliquée dans des projets de valorisation tels que les Journées nationales de l’archéologie, les Journées européennes du Patrimoine ainsi que dans d’autres événements : j’ai notamment animé les visites guidées de l’enceinte du IIIe siècle de Rennes, et organisé un programme d’initiation à l’archéologie en quatre sessions pour une classe de CE2 de Rennes.

"My work at Inrap inspires and give meaning to my desire to transmit archaeological information" © Inrap

“Mon travail à l’Inrap a donné tout son sens à la notion de diffusion de l’information archéologique” © Inrap

Le partenariat Alter Ego Rennes – Inrap
En 2014, j’ai eu l’heureuse surprise de voir converger mes projets professionnels et associatifs : L’Inrap a souhaité devenir partenaire du projet que j’organisais avec les étudiants de l’association autour de la céramique antique nommé “la céramique en archéologie : c’est dans les vieux pots qu’on fouille le passé”.
L’événement a rencontré un tel succès que l’association a été sollicitée pour participer aux Journées nationales de l’archéologie. A cette occasion, nous avons présenté notre nouveau projet “Le bois, écorce de notre passé”. Ma double casquette m’a toutefois un peu compliqué la vie : je devais à la fois aider mes collègues chargées du développement culturel et de la communication au montage du village de l’archéologie au Musée des Champs Libres à Rennes et assister les étudiants à la finalisation du projet sur le bois. Autant dire que les journées qui ont précédé les JNA ont été très longues !

« pottery in archaeology: digging up the past in old pots » poster

Affiche du projet “C’est dans les vieux pots qu’on fouille le passé”

De 8h à 17h, j’étais au centre archéologique de Rennes : impression-découpage et montage des badges des intervenants, montage du “module de fouille”, préparation des fiches pédagogiques pour les animations anthropologie et céramique, achats divers pour matériel des animations, préparation des t-shirts pour les collègues de l’Inrap participant aux animations, plastification des supports de visite, contrôle des panneaux d’exposition livrés, transport du matériel aux Champs Libres, installation du mobilier des différents stands, montage des expositions, installation des dépliants…
Avant 8h et après 17h, je travaillais avec Alter Ego Rennes : correction des panneaux de l’exposition, prise de contact avec des spécialistes pour emprunt de matériel, allers-retours à l’imprimerie, découpage-peinture-plastification des différents supports d’animations, coordination des étudiants, recherche de financements, achats nombreux et variés en magasins de bricolage, réparation du diorama Playmobil… Sans oublier quelques heures de sommeil bien méritées !

During the French National Archaeology Days © Inrap

Durant les Journées nationales de l’archéologie  © Inrap

“Wood, the bark of our past” project © Inrap

Le projet “le bois, écorce de notre passé” présenté lors des Journées nationales de l’archéologie 2015 © Inrap

Conclusion : “Je suis archéologue mais pas que…”
Par mon investissement sur le terrain, dans les projets de valorisation de l’Inrap, et au sein de ceux l’association, j’essaye de fédérer les nombreuses personnes qui interviennent de près où de loin en archéologie : étudiants, archéologues, céramologues, topographes, anthropologues ainsi que tous les spécialistes issus d’autres institutions, sans oublier… le public, afin que toutes ces personnes se rencontrent, échangent et promeuvent l’archéologie ensemble !

It's me, on the field ! © Inrap

C’est moi, sur le terrain ! © Inrap

 

Marie-Laure Thierry, archéologue à l’Inrap et présidente de l’association Alter Ego Rennes

Archaeologist, but not only…

Since 2014, I have been a permanent agent at Inrap where I work as an archaeologist. I intervene specifically in operations concerning the Roman period due to my university education.
For this “Day of Archaeology”, I would like to share with you my vision of the profession of an archaeologist and his or her role in the promotion of archaeology. In my experience, I have observed that archaeological news is sometimes transmitted late to the public due to the sequence of operations dictated by the profession.
From research to valorisation
I began to think about this during my training as a guide, and realized that it is sometimes difficult to gather all the information generated by an excavation and then rapidly transmit it to the public. This observation led me to create the association “Alter Ego Rennes”, dedicated to the promotion of archaeology in universities. This association, which I preside, create exhibits, organizes presentations and educational workshops, supports student projects and organizes thematic sessions on archaeology and excavations in Morocco.
My work at Inrap inspires and give meaning to my desire to transmit archaeological information. Indeed each time I was offered the opportunity, I participated in valorisation projects such as the National Archaeology Days, the European Heritage Days, and other events; for example, I have led guided visits to the 3rd century fortified wall of Rennes and organized an initiation to archaeology program in four sessions for an elementary school group from Rennes.

"My work at Inrap inspires and give meaning to my desire to transmit archaeological information" © Inrap

“My work at Inrap inspires and give meaning to my desire to transmit archaeological information” © Inrap

The Alter Ego Rennes – Inrap partnership
In 2014, I was happily surprised to see my professional and associative projects converge: Inrap wanted to develop a partnership with the project I was organizing with the students in the association on Antique pottery, called « pottery in archaeology: digging up the past in old pots ».

« pottery in archaeology: digging up the past in old pots » poster

« pottery in archaeology: digging up the past in old pots » poster

The event was so successful that the association was asked to participate in the National Archaeology Days. On this occasion, we presented our new project “Wood, the bark of our past”. My double duty nonetheless complicated my life: I not only had to both help my colleagues responsible for cultural development and communication in the creation of the archaeology village at the Musée des Champs Libres in Rennes, but also help the students finish the project on wood. Suffice it to say that the days leading up to the National Archaeology Days were very long!
From 8:00 to 17:00, I was at the archaeological centre of Rennes: printing-cutting and assembling the participant’s badges, installing the “mock excavation”, preparing pedagogical documents for the physical anthropology and pottery workshops, shopping for various materials for the events, preparing t-shirts for the Inrap colleagues participating in the events, plastifying the visit materials, verifying the exhibit panels when they were delivered, transporting materials to the Champs Libres museum, installing the stands, constructing the exhibits, distributing brochures, etc…
Before 8:00 and after 17:00, I worked with Alter Ego Rennes: correcting the exhibit panels, contacting the specialists providing materials, making round-trips to the print-shop, cutting-painting-plastifying various materials for the events, coordinating students, looking for funding, shopping for numerous and varied items in hardware stores, repairing a Playmobile diorama, etc… Not to mention the well-deserved hours reserved for sleeping !

During the French National Archaeology Days ©  Inrap

During the French National Archaeology Days © Inrap

“Wood, the bark of our past” project © Inrap

“Wood, the bark of our past” project © Inrap

Conclusion: “I am an archaeologist, but not only…”
Through my work in the field, on Inrap valorisation projects, and on those of the association, I try to bring together the many people who participate to greater or lesser extent in archaeology: students, archaeologists, pottery specialists, topographers, physical anthropologists, as well as all of the specialists from other institutions, without forgetting… the public, so that all of these people can meet, share and promote archaeology together !

It's me, on the field ! © Inrap

It’s me, on the field ! © Inrap

Marie-Laure Thierry, Inrap archaeologist, chairwoman of Alter Ego Rennes association

De la terre à la lumière: révélations photographiques et documentaires

Bonjour ! Je m’appelle Emilie Trébuchet, je suis documentaliste à l’Inrap depuis 7 ans. Avant cela, j’étais archéologue, à l’Inrap également, et j’ai dirigé plusieurs opérations. Après 10 ans de terrain et de déplacements, à la recherche de nouvelles connaissances et de perspectives différentes, il m’a semblé nécessaire de retourner à des affinités anciennes (livre, écriture, image, documentation). J’ai donc une double formation : archéologie et ingénierie documentaire spécialité image. Ma journée de travail s’articule aujourd’hui autour de ces deux disciplines, c’est ce que je trouve formidable et que j’ai envie de partager avec vous. Mon regard d’archéologue influence ma perception de la documentation, et vice versa.

L’archéologie des documents photographiques

Le 13 mai 2015 a été une journée très particulière : c’est l’inauguration de l’exposition « Dans l’œil du viseur. La photo révèle l’archéo » au musée Saint-Raymond à Toulouse, dont je suis commissaire scientifique. Cette exposition, avec son catalogue, est l’aboutissement rêvé d’un stage réalisé aux archives municipales de Toulouse, dans le cadre de la formation de Master 2 professionnel « Archives et images » que j’ai suivie en 2010-2011 à Toulouse (Université du Mirail, congé de formation Inrap). Elle résulte d’une véritable prospection sur les images d’archéologie menée durant 3 mois dans les fonds photographiques anciens de Toulouse : un travail de recherche, d’analyse, de traitement et de valorisation de documents d’archives qui a été aussi passionnant qu’une opération archéologique. C’est également une aventure inoubliable qui va se poursuivre à travers différents projets en cours.

An exhibit space. ©J.F. Peiré

Vue d’un espace de l’exposition. ©J.F. Peiré

Example of a photograph displayed and showing, in 1869, a last pile of the Daurade bridge in Toulouse, shortly before its destruction (1875). © Municipal Archives of Toulouse

Exemple de photographie exposée et montrant, en 1869, une dernière pile du pont de la Daurade à Toulouse, peu de temps avant sa destruction (1875). © Municipal Archives of Toulouse

The inauguration was an opportunity to thank the museum (Cl. Jacquet on the left, general curator of the exhibit, and me), the Municipal Archives of Toulouse and Inrap. The speeches were followed by a guided visit of the exhibit and a reception. © M. Dayrens

L’inauguration est l’occasion de remercier le musée (Cl. Jacquet à gauche, commissaire générale de l’exposition et moi), les Archives municipales de Toulouse et l’Inrap. Les discours ont été suivis d’une visite guidée puis d’un vin d’honneur. © M. Dayrens

La documentation en archéologie

La documentation, c’est une affaire de réseau et nous sommes 13 gestionnaires en tout à l’Inrap, répartis sur différents centres archéologiques du territoire français. Comme je trouve ridicule la règle grammaticale française liée au genre, je vais plutôt écrire « réparties », car nous sommes 12 femmes sur les 13 ! Nous aimerions être plus écoutées, plus nombreuses aussi parce que :

  • la production de documents et de données ne cesse de croître et constitue le cœur de l’activité des archéologues,
  • les sources d’information se démultiplient,
  • les problématiques liées aux nouvelles technologies transforment sans cesse notre métier.

Ma journée habituelle de gestionnaire de documentation, à l’Inrap de Tours, est ponctuée de demandes et de tâches multiples, de discussions aussi. Quand j’arrive dans mon bureau le matin, je jette un œil aux nouveaux ouvrages qui attendent d’être catalogués. Je salue, réponds aux questions de mes collègues et m’assure que le centre de documentation peut les recevoir. Ma fonction première est en effet de gérer la documentation et de faciliter son accès aux archéologues : nous renseignons continuellement dans notre catalogue documentaire en ligne, Dolia, les publications acquises mais aussi tous les rapports que les archéologues produisent – une richesse exceptionnelle pour la recherche ! Depuis deux ans, je m’intéresse aussi beaucoup à la documentation numérique de fouille et à son archivage. Il y a fort à faire.

The Inrap documentation center in Tours © G. Babin, intern at Inrap

Le centre de documentation à l’Inrap de Tours © G. Babin, stagiaire à l’ Inrap

The reports © G. Babin, intern at Inrap

Les rapports
© G. Babin, stagiaire à l’Inrap

Mais les journées peuvent être ponctuées de nombreuses autres priorités : la recherche d’informations pour les opérations archéologiques, le développement d’outils (de synthèse, de curation, de diffusion de l’information), la formation, l’encadrement de stagiaire, l’accueil d’étudiants, des réunions, des commandes, etc. J’ai aussi régulièrement des échanges avec des documentalistes d’autres structures.

Cette profession, qui demande une évolution permanente et qui se trouve à l’interface des autres métiers (AST, archéologues, recherche et développement, DAO-PAO, etc. à l’Inrap), est vraiment passionnant, même s’il faut souvent se battre pour faire reconnaître son importance. Je m’amuse à penser que les documentalistes sont parfois perçus comme les documents eux-mêmes : ils représentent la mémoire des activités et sont consultés régulièrement. On ne sait pas toujours très bien comment les exploiter, ni à quoi ils vont servir, mais ils deviennent un jour indispensables…

Emilie Trébuchet, gestionnaire de documentation et archéologue à l’Inrap, UMR 7324

From earth to light: photographic and documentary revelations

Hello ! My name is Emilie Trébuchet and I’ve been an archivist with Inrap for 7 years. Before that I was an archaeologist, also with Inrap, and I directed several operations. After ten years of fieldwork in many different places, searching for new knowledge and perspectives, I felt a need to return to my early interests (books, writing, images, and documentation). I thus have a double education, as an archaeologist and archivist, specializing in images. My work day revolves around these two disciplines, which I find amazing and would like to share with you. My perspective as an archaeologist influences my perception of the archives, and vice versa.

The archaeology of photographic archives

And today, 13 May 2015, happens to be a very special day: it is the inauguration of the exhibit “Dans l’oeil du viseur. Pictures revealing archaeology” at the Saint-Raymond museum in Toulouse, of which I am the scientific curator.
This exhibit, and its catalog, is the outcome of an internship I did at the municipal archives bureau of Toulouse, as part of my Master 2 Professional degree “Archives and Images”, which I realized in 2010-2011 in Toulouse (Université du Mirail, Educational leave funded by Inrap). It is the result of an intensive search for images of archaeology over a 3 month period in the ancient photograph collection of Toulouse: this work involved research, analysis and the processing and valorization of archival documents, which was just as exciting as an archaeological operation. It was also an unforgettable adventure which will be continued through various projects in progress.

An exhibit space. ©J.F. Peiré

The exhibit space. ©J.F. Peiré

Example of a photograph displayed and showing, in 1869, a last pile of the Daurade bridge in Toulouse, shortly before its destruction (1875). © Municipal Archives of Toulouse

Example of a photograph displayed and showing, in 1869, a last pile of the Daurade bridge in Toulouse, shortly before its destruction (1875). © Municipal Archives of Toulouse

The inauguration was an opportunity to thank the museum (Cl. Jacquet on the left, general curator of the exhibit, and me), the Municipal Archives of Toulouse and Inrap. The speeches were followed by a guided visit of the exhibit and a reception. © M. Dayrens

The inauguration was an opportunity to thank the museum (Cl. Jacquet on the left, general curator of the exhibit, and me), the Municipal Archives of Toulouse and Inrap. The speeches were followed by a guided visit of the exhibit and a reception. © M. Dayrens

Archives of archaeology

Archival management is the work of a team, at Inrap made up of 13 agents, distributed (répartis) among different archaeological centers across France. Since I find the French grammatical rule of gender ridiculous, I am going to write “réparties” (the feminine form of “distributed”) since we are 12 women out of 13! We would like to have a louder voice, and to be more numerous because:
– the production of documents and data continues to grow and constitutes the heart of the activity of archaeologists,
– the sources of information are multiplying,
– new technologies continually transform our profession.

My typical day as an archivist at the Inrap bureau in Tours is filled with many tasks, and discussions as well. When I arrive at the office in the morning, I take a look at the new documents to be catalogued, I greet my colleagues and answer their questions, and ensure that the documentation center can welcome them. My main task is in effect to manage the archival documents and facilitate their access to archaeologists: in our on-line document catalog, Dolia, we continually announce the new publications acquired, as well as the reports produced by archaeologists – an exceptional resource for research! For the past two years, I have also been very interested in the digital records of excavation and its archiving. There is a lot to do…

The Inrap documentation center in Tours © G. Babin, intern at Inrap

The Inrap documentation center in Tours © G. Babin, intern at Inrap

The reports © G. Babin, intern at Inrap

The reports
© G. Babin, intern at Inrap

My days can be filled with many other priorities as well: locating information for archaeological operations, developing tools (synthesis, curation, information transmission, etc.), education, intern training, student orientation, meetings, orders, etc. I also communicate regularly with archivists in other structures.

This profession, which requires continual evolution and is situated at the interface of other professions (AST, archaeologists, CAD-CAM, research and development, etc. at Inrap), is very interesting, even if is sometimes a battle to make its importance known. It amuses me to think that archivists are sometimes perceived as archives themselves: they represent the memory of activities and are regularly consulted. We never really know how to use them, nor what purpose they will serve, but we know that one day they will become indispensable…

Emilie Trébuchet, Inrap archivist and archaeologist, UMR 7324

Emmanuelle Bryas, responsible for the management if scientific holdings at Inrap

My name is Emmanuelle Bryas, I am responsible for the management of scientific holdings at INRAP, the National Institute for Preventive Archaeological Research.

Our institute brings together 1,500 people spread over the entire French territory (mainland and overseas) who daily dig, study and put in shape the fruits of their discoveries and their research.

My job is to organize the collection, management and dissemination of the documentation produced and acquired during an excavation and its study phases. To do this, I administer an online catalog, Dolia, which allows referencing of all scientific reference collections and the online consultation of certain archaeological excavation reports. 13 librarians, located throughout France, provide the search optimization of these holdings in the catalog and access to the documentation whether via paper or digital via Dolia.

The librarians also have an important role in supporting researchers in their literary search. In the same vein, we are working on the development of bibliographic records on subjects which regularly turn up in the requests of our fellow archaeologists, or which correspond to current issues. These records will allow us to develop the riches, often underestimated, of the excavation report holdings.

One of the challenges of being a librarian today in a Research Institute, is the sharing and preservation of digital material produced by researchers: text, photographs, drawings, databases, geographic information systems etc. If our reflection on the operation report is now well underway, much remains to be done further to maintain and disseminate all the fruits and results of our research.

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http://www.inrap.fr/Dolia/p-17038-Accueil.htm

Julien Dez, hyperbaric logistician at Inrap

Julien Dez is a hyperbaric* logistician at Inrap.

Since 2011, Inrap has had an underwater activities service, specifically dedicated to the implementation of underwater operations, whether at sea or in rivers. The preparation and implementation of underwater preventive archaeology operations require advanced technical skills, specific diving training, but also a good knowledge of professional diving safety rules, especially enhanced in hyperbaric environments.

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As a land archaeologist first and having been practicing underwater archaeology for many years, I joined the underwater activities service at Inrap in 2012 to specifically take care of logistical issues in hyperbaric environments.

My role is pivotal in the way that I am involved in all the technical elements that an underwater archaeological operation requires : identifying the needs of each operation, both from a human and technical point of view, accordingly preparing the technical equipment for each member of the team and conveying the transport truck onto the site of the operation, which can be all over the French territory. The context of these interventions (ocean, river, lake …) determines the type and number of boats needed for the operation. Searching for suitable water transportation resources is also part of my job.

After launching an operation, I join the teams on the field to effectively participate in the archaeological excavation: diving reconnaissances, excavations, surveys, sample gatherings…

At the end of the operation, all the equipment used is thoroughly cleaned, checked, revised if necessary and then stored at the operational base in anticipation of the next intervention.

My working time is thus divided between my office, the operational base that stores the diving and technical equipment and finally the field, drawing a rather unusual but exciting job profile.

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Julien DEZ


 

*hyperbaric: pertaining to or utilizing gaseous pressure greater than normal.

Valérie Bureau-LEO, intranet publisher and image library administrator at Inrap

FullSizeRenderValérie BUREAU-LÉO is publisher of the intranet and administrator of the image library at the Direction of Cultural Development and Communication (DDCC) at Inrap.

As editor of the intranet, her missions are to host the site (create and update content, create collaborative spaces and form contributors). She designed the newsletter, and rewrites the texts for future dissemination in the newsletter.

As administrator of the image library, Valerie provides general maintenance of the site in relation to Inrap’s web agency, the DDCC and the Direction of information systems (DSI). This means that she manages the access rights for contribution, trains and supports contributors and manages the network and access rights.

Also, she oversees the drafting and revision of contributors’ legends, and ensures the overall consistency of the fund (iconographic quality of documents and indexing).

Her weekly tasks are to meet the iconographic needs of persons outside of the institute (publishers, museums, the media) and of Inrap agents, manage copyrights and foreign photographers, implement the agreement made with the photographic agency of the RMN (Réunion des Musées Nationaux) for commercial uses of documents, ensure the payment of pictures (together with indexing and meeting the quality criteria stipulated by the Convention, in the data-base of the RMN Photo Agency). Finally, Valerie contributes to improving the Inrap platform: creation of new tools, participation in the platform redesign.