Topography

Relevés topographiques en Île-de-France

Bonjour, je suis Pascal Raymond, topographe à l’Inrap . Pour ce « Day of archaeology », je souhaite vous partager un peu de mon quotidien en vous relatant une de mes journées de travail.

Mardi 26 juillet 2016, départ 6 h 30 pour une journée de relevé topographique sur deux opérations de fouille en Seine-et-Marne. Je remplace deux collègues partis en congé en juillet.
J’interviens d’abord sur un site situé dans la commune de Mouroux, qui présente une concentration d’enclos funéraires de la fin de l’âge du Fer. Cette opération commencée début juin se termine à la fin de la semaine. En fin de chantier le temps est précieux. On discute de la stratégie d’enregistrement avec l’équipe en concluant qu’une grande coupe et certaines structures seront relevées par photogrammétrie.

Le chantier est très propre, pas de tas de terre volumineux, pas de circulation d’engins, je peux donc positionner le théodolite au milieu du décapage. Le résultat de la mise en station est correct. La responsable de l’opération commence à arpenter le terrain.
On implante alors des axes horizontaux, on lève les points d’axe de coupe et des points de calage pour des relevés par photogrammétrie.

Vue du décapage et des enclos funéraires de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

Vue du décapage et des enclos funéraires de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

10 h, c’est la pause café. Le soleil commence à chauffer. L’équipe se regroupe autour des thermos pour refaire le monde. On râle, on plaisante beaucoup et on parle aussi des vacances. Après cette pause, le soleil est assez haut et quelques petits nuages permettent les prises de vue.

En fin de matinée, les relevés sont terminés, direction le chantier à Lagny-sur-Marne.
La fouille a commencé début juillet. C’est un site urbain, médiéval et moderne. Je retrouve mes collègues vers midi et demi. J’avale un jambon-beurre vite fait et visite le chantier pour organiser le travail. Mon intervention doit permettre d’enregistrer le premier niveau de décapage. La responsable d’opération souhaite obtenir une ortho-photo et un modèle numérique de terrain pour travailler sur SIG. La zone à relever par photogrammétrie occupe 1500 m². Je place des points de calage pendant que l’équipe débâche les niveaux de sol qui avaient été protégés. Le terrain est propre et riche en informations. Je fais 350 photos avec un fort taux de recouvrement pour la photogrammétrie. Après vérification des données recueillies, on programme les futures interventions et je rentre au bureau.

Vue du secteur 1 du site des tanneurs à Lagny-sur-Marne © Pascal Raymond, Inrap

Vue du secteur 1 du site des tanneurs à Lagny-sur-Marne © Pascal Raymond, Inrap

Arrivé au centre archéologique de La Courneuve vers 14h30, je lance la correction des données GPS. J’importe les points topographiques et classe les photos prises sur les deux chantiers. Je lance trois calculs photogrammétriques du chantier de Mouroux et celui, plus large, de Lagny. L’ordinateur est alors totalement pris pour ces opérations.

Traitement numérique de l’ortho-image du décapage de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

Traitement numérique de l’ortho-image du décapage de Mouroux © Pascal Raymond, Inrap

En attendant les premiers résultats, j’aide mon collègue de bureau à modifier un cerf-volant pour qu’il rentre dans une valise.  Il doit partir la semaine prochaine en mission de prospection en Guyane et aura besoin de faire des photos aériennes. Après ce petit bricolage, l’ordinateur est toujours occupé. Je finis alors cette journée en nettoyant le moulage d’une sépulture réalisé pour le musée Carnavalet.

Mon bureau et moi © Inrap

Mon bureau et moi © Inrap

La journée fut bien remplie. Je repars avec trois jours de traitement des données. J’ai parcouru 250 km, ce qui ne veut pas dire grand-chose en Île-de-France puisqu’on compte plutôt en temps de bouchons. Mais là, c’est l’été, alors c’était une bonne journée.

Pascal Raymond

Alaskan Archaeological Adventures in Digital Terrain Analysis

Sarah here. I am just getting this post in right at the last minute (so mind my grammar) but I thought I’d contribute and support this day because Jess is one of my dearest friends and I couldn’t have survived my M.Sc. in Archaeological Computing at Southampton without her! Anyway I will stop being gushy and tell you a bit about what I have been working on up here in ALASKA!

A client of ours last year asked for an “archaeological probability model” to assess the potential for discovering cultural resources within a proposed 2000 foot wide by 116 mile road through the Northern Brooks Range and North Slope of Alaska (way above the Arctic Circle). I will not go into the debates about predictive modeling in this blog but as you may know these models have definite pros and cons. This model was to accompany approximately 65 days of archaeological survey field work in the summer of 2010 (we are just now getting funding to continue this summer). This road is being proposed through a remote area where the Alaska Natives still rely heavily on caribou and seasonal fishing trips (for those of you who are familiar with Lewis Binford’s work, god rest his soul, he studied the Nunamiut or Inland Eskimo quite intensively and this project is within their traditional territory). The road is being designed to open up oil and gas fields (sigh).

So I decided to get in contact with a college of mine in Alberta, Canada who is well versed in archaeological predictive/potential modeling. He has been using available high resolution DEMs (digital terrain models) produced by Light Detecting and Ranging (LiDAR) elevation data to perform digital terrain analysis and multi-criteria analysis to construct archaeological potential (suitability) models. So I decided to give it a shot seeing as we had a LiDAR DEM!
To accomplish this task, I utilized terrain analysis (LandSerf©) to highlight two types of landforms with a higher potential for the presence of archaeological sites. These two landforms are level areas near terrain breaks (such as terrace breaks-in-slope), and ridges. I selected these landforms because they are consistent with observations concerning site location made by archaeologists in northern Alaska. I then ranked the archaeological potential of these landforms based on proximity to higher order streams (fish bearing rivers are the highest) using a multi-criteria analysis (IDRISI©).
So now I am working on a field survey plan to test the model this summer. I am not nearly done and there is a chance the helicopter is going to be ready to take us out there next week! Oh boy, I’d better get after it!